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La chaîne koweïtienne Al-Watan présente ses excuses aux Marocains » « Tout l'amour et le respect pour le Maroc », l'excuse s'affiche en première page du quotidien koweïtien Al-Watan. Le journal appartient aux même groupe que la tv koweïtienne du même nom. Ce n'est certainement pas le point final du tollé provoqué par la diffusion sur la chaîne Al-Watan d'un épisode de la série animée «Bu bu Quatada et Nabeel». Dans son huitième épisode, les deux personnages principaux visitent la ville d'Agadir pour y rencontrer deux femmes marocaines. L'épisode concerné comprend plusieurs références au Maroc. Les créateurs de la série représentent le Royaume comme un pays fondé sur la sorcellerie, la danse, et le laxisme moral. Comme l'a rappelé Bassima Haqawi, directrice de la Women Awareness Revival Organization, à la chaîne Al Arabiya: « Ils ont fait une généralisation de la représentation de la femme marocaine telle qu'elle est perçue par certains dans les pays du Golfe... Cette perception négative est diffusée depuis longtemps sur de nombreux forums Internet » De son côté, Khalid Naciri, ministre de la communication et porte parole du gouvernement, a condamné la série et déclaré que le gouvernement marocain « prendrait les mesures nécessaires pour défendre les Marocains, qu'ils soient hommes ou des femmes ». Ce dimanche, le Ministère koweïtien des Affaires Étrangères a exprimé ses « vifs regrets  à la suite de la diffusion d'une émission portant atteinte au Maroc » et réitéré « le souci de l'État de Koweït de soutenir et renforcer ses relations de fraternité avec le Royaume du Maroc ».
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3 09 2010
Presse
Un feuilleton pour commémorer la journée internationale de l'alphabétisation PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 02 Août 2010 09:27

L'Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d'information (WAN-IFRA) propose aux journaux du monde entier de publier un feuilleton gratuit en 12 épisodes pour les enfants afin d'encourager la lecture dans les familles à l'occasion de la journée internationale de l'alphabétisation le 8 septembre 2010. La WAN-IFRA propose également ses conseils aux journaux pour promouvoir ce feuilleton ainsi que du matériel d'accompagnement destiné à améliorer la compréhension de textes et l'expression écrite. Les journaux ont jusqu'à la fin de l'année pour publier le feuilleton disponible en anglais et en espagnol (il peut être traduit dans toute autre langue).

 
Comment ne pas répondre aux journalistes PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 29 Juillet 2010 10:57

Devenue classique, la formule « X n'a pas souhaité nous répondre » cache une diversité de stratégies machiavéliques pour esquiver les questions des journalistes.

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Akwa Group s’accroche à ALM PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 10 Mai 2010 08:28

 

Dans un communiqué, la holding « réaffirme son plein engagement dans la croissance et le développement de la société éditrice du quotidien Aujourd’hui le Maroc (ALM) ». En d’autres termes, Akwa Group dément les informations selon lesquelles ALM a fait l’objet d’un audit de la part des services financiers du groupe. Dans ce communiqué, l’actionnaire principal du quotidien francophone réitère sa confiance au président du directoire et directeur de la publication, Khalil Hachimi Idrissi.

 
« Quelqu'un a tenté de m'assassiner » PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 30 Avril 2010 11:50

 

Une interview WAN-IFRA de Mansoor Hasaan, un journaliste d'investigation pakistanais.

Mansoor Hassan Hashmi est un journaliste pakistanais. Il travaillait pour le magazine local Crime. Ses enquêtes sur les crimes d'honneur, les pesticides frelatés, les cartels de la drogue et les meurtres non élucidés lui ont valu d'être battu, empoisonné et même renversé par un tracteur. Il a fui le Pakistan et s'est réfugié au Royaume-Uni en 2002 où il vit maintenant avec sa famille. Il a accordé une interview exclusive à la WAN-IFRA, l'Association Mondiale des Journaux et des Éditeurs de Médias d'information, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

Quelle est la passion qui vous a poussé à vouloir à tout prix relater la vérité?

Mansoor Hassan Hashmi : Après mes études de littérature, j'ai travaillé avec mon père dans sa ferme. J'ai pu constater que les agriculteurs et leurs familles étaient confrontés à de nombreux problèmes économiques et sociaux. J'ai voulu rendre compte de la situation désespérée de la population rurale au Pakistan et ai donc lancé un magazine avec un autre journaliste.

Expliquez-nous ce que cela signifie pour un journaliste d'enquêter sur l'implication de députés et de leaders du monde économique dans différentes affaires comme les crimes d'honneur et les injustices faites aux agriculteurs.

J'ai parfois écrit mes articles sous un pseudonyme pour me protéger. Mon père m'a conseillé de ne pas écrire sur les députés ou l'élite du milieu économique parce qu'il les connaissait et avait peur des représailles. Mon enquête sur les pesticides m'a valu bien des ennuis. Un député et propriétaire d'une société agroalimentaire que j'accusais a envoyé quelqu'un à mon bureau pour me menacer et me conseiller de ne pas écrire d'article sur les pesticides frelatés. Mais je voulais réparer les injustices faites aux agriculteurs et j'ai publié l'article. J'ai ensuite été agressé à mon bureau. J'ai aussi écrit un article sur un autre député mêlé à un crime d'honneur. Après sa publication, il a envoyé ses sbires qui ont essayé de m'assassiner en heurtant violemment ma voiture avec un tracteur. Ma famille et moi, nous avons eu très peur, mais il était aussi important de rendre compte de ces injustices."

Qu'est-ce qui vous a conduit à fuir votre pays ?

Les menaces et les agressions n'ont pas cessé, même après avoir arrêté d'écrire pour mon magazine et rejoint un plus grand quotidien où je me croyais en sécurité. Je me suis mis à enquêter sur des activités liées à la drogue et fut choqué de découvrir que le propriétaire du journal pour lequel je travaillais y était mêlé. Alors que j'étais sur le point de révéler ce que je savais, j'ai dû démissionner. J'ai reçu la visite de personnes qui m'ont mis en garde, mais cette fois-ci elles étaient envoyées par le service local des renseignements. J'ai vraiment pris peur. Quelqu'un a ensuite essayé de m'assassiner en pleine rue. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. J'ai alors su que je devais m'en aller. Je n'avais ni emploi, ni argent. J'ai prié des parents éloignés et des amis de nous aider, mais personne n'était prêt à le faire.

Quelles conséquences cela a-t-il eu sur votre famille?

À l'époque, je souffrais des blessures que j'avais reçues lors des diverses agressions et n'étais pas en bonne santé. Lorsque j'ai quitté le Pakistan pour le Royaume-Uni, j'ai attrapé mal à l'estomac parce que j'abandonnais ma famille. Mes enfants étaient terrifiés et je me sentais très seul. Je me demandais si j'allais revoir ma famille un jour. Ma femme a continué à recevoir des menaces par téléphone, même après mon départ. Au bout d'un certain temps, j'ai réussi à obtenir des petits boulots au Royaume-Uni et j'ai eu suffisamment d'argent pour faire venir ma famille. J'étais très heureux."

Vous avez traversé des épreuves pénibles pour que votre famille soit en sécurité. Dites-nous quelle est votre vie maintenant et comment vous envisagez l'avenir.

Je suis optimiste pour mes enfants car ils vont recevoir une bonne formation et nous vaincrons la pauvreté. Ma carrière professionnelle en a beaucoup pâti car je n'avais pas le droit de travailler en tant que demandeur d'asile. Cela ne m'a pas facilité la vie. Je suis maintenant résident du Royaume-Uni et peut donc travailler de nouveau. J'aide d'autres réfugiés et demandeurs d'asile par le biais du service international de recherches et de messages de la Croix Rouge, mais j'aurai des difficultés à retravailler comme journaliste.

La liberté d'expression doit être reconnue à travers le monde comme principe fondamental en matière de lutte mondiale contre, par exemple, la corruption et la violation des droits de l'homme. Vous avez été au cœur de ce combat. Quel est le message que vous voulez faire passer au sujet de l'importance d'une presse libre ?

Je sais que tous les journalistes prennent leur travail à cœur, mais votre famille et votre vie sont aussi précieuses. Dans certains pays, les journalistes qui décident d'enquêter pour défendre une cause qu'ils trouvent juste reçoivent des menaces. Tous les ans, nous fêtons la journée de la liberté de la presse. Mais il ne faut pas oublier ceux qui ont été assassinés en œuvrant pour elle. Leurs photos se trouvent dans les magazines et les sites Web, mais leurs enfants n'ont plus que leurs yeux pour pleurer.

 


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